dispositifs fiscaux immobiliers 2026 encore en vigueur

Focus sur quatre dispositifs fiscaux immobiliers en 2026

Maîtriser sa fiscalité grâce à l’immobilier, c’est possible en 2026. Quatre régimes fiscaux dédiés à l’ancien à réhabiliter subsistent, avec des avantages pouvant atteindre 30 % du montant des travaux. Encore faut-il choisir le dispositif adapté à votre profil. Présentation.

Pour développer son patrimoine immobilier tout en réduisant sa fiscalité, l’investisseur peut s’appuyer, en fonction de sa situation personnelle, sur quatre régimes fiscaux distincts applicables à  l’immobilier ancien à réhabiliter : 

  • La loi Malraux 
  • La loi Denormandie 
  • La loi Monuments Historiques 
  • Le régime dit du Déficit foncier 
 Loi Denormandie Loi Malraux Loi Monuments Historiques Régime du Déficit Foncier 
Type d’investissement Investissement immobilier dans l’ancien à réhabiliter (sous conditions spécifiques à chaque régime) 
Pour qui ? Impôt > 5 000 € Impôt > 15 000 € Revenu global > 200 000 €/an Revenus fonciers nets > 8 000 €/an 
Quel avantage fiscal ? Réduction d’impôt allant jusqu’à 21% de l’investissement total Réduction d’impôt de 30% du montant des travaux de réhabilitation éligibles Economie d’impôt grâce à la déduction sur le revenu imposable du déficit foncier lié aux travaux éligibles Economie d’impôt et de prélèvements sociaux grâce à la déduction  des travaux éligibles sur les revenus fonciers imposables 
Quels engagements locatifs ? Location nue 6, 9 ou 12 ans avec plafonds de ressources et de loyer Location nue 9 ans Conservation du bien 15 ans dont location nue 3 ans minimum Location nue 3 ans minimum 

innovation fiscalite FCPI FIP Corse

Suppression de la réduction d’impôt pour l’investissement dans un FCPI classique

La loi de finances pour 2026 rebat les cartes de l’investissement dans les PME non cotées. Si la réduction d’impôt des FCPI classiques disparaît, celle du FIP Corse est maintenue à 30 %. Une solution qui permet à la fois de réduire ses impôts et de diversifier son épargne.

La loi de finances pour 2026 a supprimé la réduction d’impôt pour investissement dans les FCPI dits classiques (hors jeunes entreprises innovantes). En revanche la réduction d’impôt de 30 % pour investissement dans un FIP Corse est maintenue. La réduction d’impôt peut aller jusqu’à 3 600 € pour un contribuable célibataire et 7 200 € pour un couple marié ou pacsé. 

Outre son avantage fiscal, cette solution permet de diversifier ses placements financiers. 

Au travers des FIP Corse, vous investissez au capital de PME non cotées en bourse afin de permettre le financement de leur développement. Ces fonds ainsi que les sociétés de gestion qui les gèrent doivent être agréées par l’AMF (autorité des marchés financiers). 

per impot 2026

Comment maîtriser ses impôts en 2026 tout en préparant sa retraite ?

Focus sur le Plan Epargne Retraite et les nouveautés fiscales* applicables depuis le 1er janvier 2026.

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est une solution simple et accessible qui permet de se constituer un capital financier pour booster ses revenus à la retraite. 

Pour les contribuables assujettis à l’impôt sur le revenu, le PER constitue une option particulièrement intéressante. Il permet de se préparer sereinement à la retraite tout en réduisant son impôt sur le revenu, grâce à la déduction fiscale des sommes versées (soumis à conditions). 

Mais depuis le 1er janvier 2026, deux nouvelles règles sont entrées en vigueur. 

  

1. Fin de la déductibilité fiscale après 70 ans  

Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués à partir de votre 70e anniversaire ne sont désormais plus déductibles de votre revenu imposable. En clair : si vous avez 70 ans ou plus, vous pouvez toujours alimenter votre PER, mais vous ne bénéficierez plus de la réduction d’impôt associée.  

Si vous avez moins de 70 ans, rien ne change pour vous. Si vous approchez de cet âge, il peut être judicieux d’anticiper vos versements avant votre anniversaire.  

2. Les plafonds non utilisés sont reportables plus longtemps : 5 ans au lieu de 3  

Bonne nouvelle pour les épargnants qui n’utilisent pas le maximum autorisé chaque année : le délai de report des plafonds non utilisés est allongé de 2 ans.  

Chaque année, vous disposez d’un plafond de déduction fiscale pour vos versements sur un PER. Si vous ne l’utilisez pas en totalité, la partie non consommée ne disparaît pas : vous pouviez jusqu’ici la reporter sur les 3 années suivantes. Ce délai passe désormais à 5 ans.  

Cette nouvelle mesure s’applique aux plafonds non utilisés à compter de l’année 2026. Les reliquats des années 2024 et 2025 restent soumis à l’ancienne règle des 3 ans (reportables respectivement jusqu’en 2027 et 2028).  

3. Un exemple pour mieux comprendre la combinaison gagnante de l’effet de levier fiscal et de la capitalisation des intérêts sur le long terme :  

Exemple* d’investissement pendant 20 ans sur un PER 
Durée de l’épargne Versements annuels Gain fiscal annuel estimé (si TMI 30%) Soit effort d’épargne réel annuel  (= versements – gain fiscal) Soit effort d’épargne réel total sur 20 ans (= versements totaux  – gain fiscal total) Capital potentiel atteint au bout de 20 ans si rentabilité annuelle du PER  = 3,5% (non garantie) 
20 ans 10 000 € 3 000 € 7 000 € 140 000 € 287 190 € 

impot dates clés 2026 deuxieme semestre

Impôts 2026 : les dates clés de la fin d’année  

Impôts 2026 : correction de la déclaration en ligne, option pour le taux de prélèvement à la source, paiement du solde d’impôt sur les revenus 2025 à partir du 25 septembre… Découvrez toutes les dates clés de la fin d’année à ne pas manquer.

Depuis le 29 juillet et jusqu’en décembre 2026 Service de correction en ligne disponible sur l’espace Finances publiques impôts.gouv.fr (onglet « Accédez à la correction en ligne »).  
A partir du 1er septembre 2026 Les couples mariés ou pacsés (imposition commune) qui se voient appliquer par défaut un taux de prélèvement à la source individualisé, peuvent opter pour le maintien du taux foyer sur l’ensemble de leurs revenus  
15 septembre 2026 inclus Date limite pour mettre à jour le compte bancaire sur l’espace Finances publiques impôts.gouv.fr afin que le premier prélèvement du solde d’impôt du 25 septembre 2026 soit opéré sur le bon compte (voir ci-dessous). 
25 septembre 2026 Prélèvement unique (si inférieur ou égal à 300 €) du montant restant dû au titre de l’impôt sur les revenus 2025. Paiement en ligne possible jusqu’au 20 septembre minuit en cas de non-prélèvement automatique. 
25 septembre,  26 octobre,  26 novembre et 28 décembre 2026 Prélèvement en 4 fois (si supérieur à 300 €) du montant restant dû au titre de l’impôt sur les revenus 2025 à raison d’un quart du montant chaque mois.  
Cas particulier :  avis d’imposition émis en octobre 2026 Pour les avis d’imposition édités plus tardivement, le paiement est étalé en 2 prélèvements seulement : 26 novembre et 28 décembre 2026. 

Coup de tonnerre pour certains montages en démembrement de propriété

Dans le cadre de la lutte contre certains schémas d’optimisation fiscale, le Ministère des Finances a décidé de limiter le régime fiscal des opérations de démembrement de propriété. Une réforme importante est ainsi intervenue, introduisant une exception notable au principe selon lequel la réunion de l’usufruit et de la nue-propriété s’effectue en franchise d’impôt.

► Une réforme ciblée sur les donations en quasi-usufruit

Depuis le 29 décembre 2023, cette réforme vise les donations de sommes d’argent assorties de quasi-usufruit au profit du donateur. Concrètement, dans les cas visés par la nouvelle loi et pour le calcul des droits de succession, la créance de restitution dont dispose le nu-propriétaire ne sera désormais plus déductible de l’actif successoral du défunt. En d’autres termes, cela signifie que les nus-propriétaires supporteront désormais les droits de succession sur les sommes d’argent données avec réserve d’usufruit.

► Des précisions bienvenues de l’administration fiscale

Afin de répondre aux inquiétudes et interrogations générées par cette réforme, l’administration fiscale a publié des précisions dans le Bulletin Officiel des Finances Publiques (BOFIP) le 26 septembre dernier.

  • Exclusion des clauses bénéficiaires démembrées en assurance-vie

L’administration a confirmé que la réforme ne s’applique pas, entre autres, aux sommes d’argent démembrées en vertu de l’exécution d’une clause bénéficiaire d’assurance vie. Ainsi au décès du bénéficiaire en usufruit, les nus-propriétaires continueront de récupérer la propriété de ces sommes en franchise fiscale. Cette précision était particulièrement attendue du fait de l’importance de ces clauses bénéficiaires démembrées dans la pratique de l’assurance-vie.

  • Exemption pour les quasi-usufruits au profit du conjoint survivant

De même elle confirme que les dettes de restitution nées d’un quasi-usufruit successoral du conjoint survivant, du partenaire pacsé ou du concubin resteront déductibles de leur actif successoral. Cette disposition permet de préserver un allègement fiscal pour les transmissions au sein du couple.

  • Possibilité de déduire les dettes de restitution sous conditions

Enfin l’administration fiscale rappelle que les dettes de restitution visées pourront toujours être déduites de l’actif successoral de l’usufruitier s’il est apporté la preuve que le quasi-usufruit n’a pas été constitué dans un but principalement fiscal. Cependant, bien que l’administration donne quelques exemples de situations qui pourraient démontrer l’absence de but fiscal, cette nouvelle règle pourrait donner lieu à de nombreux contentieux. La preuve du caractère non fiscal de certains montages pourrait, en effet, être difficile à apporter dans la pratique.

En conclusion

Cette réforme marque un durcissement de la législation sur les opérations de démembrement de propriété et s’inscrit dans une logique de lutte contre les abus en matière de transmission patrimoniale. Les précisions de l’administration apportent des réponses rassurantes, notamment pour les clauses d’assurance-vie démembrées et les quasi-usufruits au profit des conjoints survivants, mais elles laissent planer des incertitudes pour d’autres situations. Le suivi des contentieux qui en découleront sera essentiel pour évaluer les conséquences pratiques de cette réforme.

Projet de Loi de Finances pour 2025 : quelles sont les principales mesures fiscales pour les particuliers ?

Projet de Loi de Finances pour 2025 : Quelles sont les principales mesures fiscales pour les particuliers ?

Le Projet de Loi de Finances pour 2025 (PLF 2025) introduit plusieurs propositions fiscales visant les ménages pour équilibrer les finances publiques.

Voici un aperçu des principales mesures fiscales envisagées par le gouvernement

  • Indexation du barème de l’impôt sur le revenu

Pour compenser l’inflation, le barème de l’impôt sur le revenu serait revalorisé de 2 % en 2024. Cela permettrait d’éviter une hausse d’impôt pour les contribuables à revenu constant. En ajustant les tranches d’imposition en fonction de l’inflation, cette mesure maintient le pouvoir d’achat des ménages, en particulier dans un contexte où la hausse des prix pèse sur les finances des foyers.

  • Contribution différentielle sur les hauts revenus

Le gouvernement envisage de mettre en place une imposition minimale de 20 % pour les foyers à très hauts revenus. Cette contribution concernerait les contribuables célibataires ayant des revenus annuels supérieurs à 250 000 € ainsi que les couples ayant des revenus supérieurs à 500 000 €. Si le taux moyen d’imposition est inférieur à 20 %, une contribution supplémentaire viendrait combler l’écart. L’objectif est de renforcer la progressivité de l’impôt et d’accroître la contribution des ménages les plus aisés au redressement des finances publiques.

  • Réforme pour les Loueurs en Meublé Non Professionnels (LMNP)

Les amortissements réalisés par les loueurs en meublé non professionnels (LMNP) pourraient être déduits du prix d’acquisition retenu pour le calcul de la plus-value immobilière en cas de revente. Cela augmenterait le montant de la plus-value et diminuerait en partie l’avantage fiscal actuellement offert aux LMNP, bien qu’ils continueraient de bénéficier du régime des plus-values des particuliers avec des abattements en fonction de la durée de détention.

À noter : cette mesure ne s’appliquerait pas aux loueurs en meublés non professionnels bénéficiant du régime micro BIC.

  • Prolongation de l’abattement pour les dirigeants partant en retraite

Le gouvernement propose de prolonger jusqu’en 2031 l’abattement fixe de 500 000 € applicable aux plus-values de cession pour les dirigeants partant à la retraite. Cette mesure, initialement prévue jusqu’en 2024, permet de réduire l’imposition lors de la vente des parts sociales, offrant aux dirigeants un cadre plus favorable pour organiser leur transition vers la retraite.

Ces mesures sont encore en discussion et pourraient être modifiées par des amendements lors des débats parlementaires. Il est donc essentiel de suivre leur évolution jusqu’à leur adoption finale prévue en décembre.