Loi meur airbnb

Loi Le Meur : le Conseil constitutionnel valide l’interdiction des locations Airbnb en copropriété   

Vous louez votre résidence secondaire sur Airbnb ou Booking dans un immeuble en copropriété ? Depuis la décision du Conseil constitutionnel du 19 mars 2026, votre assemblée générale peut vous l’interdire — et sans avoir besoin de l’unanimité. Cette règle, issue de la loi Le Meur du 19 novembre 2024, vient d’être déclarée pleinement conforme à la Constitution. On vous explique tout en détails. 

Pourquoi cette décision vous concerne directement ?

Des propriétaires avaient contesté la loi devant le Conseil constitutionnel, arguant qu’elle portait une atteinte disproportionnée à leur droit de propriété. Les Sages ont tranché : non, cette restriction est légitime. Elle poursuit deux objectifs d’intérêt général reconnus : 

  • Lutter contre les nuisances causées par les locations de courte durée dans les immeubles (bruit, va-et-vient, insécurité) 
  • Répondre à la pénurie de logements disponibles à la location longue durée dans les zones tendues 

Comment fonctionne concrètement l’interdiction ? 

Qui est concerné ? 

La mesure ne s’applique pas à tout le monde. Trois conditions doivent être réunies : 

  1. Vous louez une résidence secondaire (et non votre résidence principale) 
  1. Votre immeuble est soumis à une clause d’habitation bourgeoise, c’est-à-dire que son règlement de copropriété interdit déjà les activités commerciales 
  1. L’assemblée générale vote l’interdiction à la majorité des deux tiers des copropriétaires 

Qu’est-ce qui est interdit exactement ? 

Seules les locations de courte durée sont visées : à la journée, à la semaine ou au mois. Vous pouvez toujours mettre votre bien en location longue durée classique — c’est même ce que la loi encourage. 

L’interdiction est-elle définitive ? 

Non. La même règle de majorité des deux tiers s’applique pour lever l’interdiction. La décision reste donc réversible si la copropriété change d’avis. 

Le droit de propriété est-il vraiment respecté ? 

C’est la grande question que les opposants à la loi ont posée. Le Conseil constitutionnel a répondu point par point : 

  • La mesure ne touche pas aux résidences principales — seules les résidences secondaires sont concernées 
  • Elle ne modifie pas les droits fondamentaux d’usage de votre appartement — vous pouvez continuer à l’occuper, le vendre, le louer à long terme 
  • Elle s’inscrit dans un cadre déjà restrictif par nature : si votre règlement de copropriété interdit les commerces, la location touristique intensive s’apparente à une activité commerciale 

La conclusion des Sages : l’atteinte au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre existe, mais elle est proportionnée aux objectifs poursuivis. 

Investissez dans l’immobilier locatif et réduisez vos impôts grâce au dispositif Denormandie

Moins médiatisé que la loi Pinel, le dispositif Denormandie offre pourtant une opportunité fiscale tout aussi intéressante : jusqu’à 63 000 € de réduction d’impôt* pour les investisseurs souhaitant rénover des logements anciens dans des centres-villes en besoin de revitalisation.

En vigueur depuis le 28 mars 2019 et prolongé jusqu’au 31 décembre 2027, ce dispositif incite à l’investissement locatif dans l’immobilier ancien, avec à la clé une réduction d’impôt significative.

Conditions pour bénéficier du dispositif Denormandie

Pour être éligible, l’investissement doit répondre à trois critères essentiels :

  • Porter sur un logement ancien nécessitant des travaux de rénovation ou une transformation en usage d’habitation ;
  • Être situé dans l’une des 245 villes éligibles (définies par décret) ;
  • Comprendre des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l’opération (achat + travaux).

Engagements du propriétaire bailleur

En contrepartie de la réduction d’impôt, l’investisseur s’engage à :

  • Louer le bien nu (non meublé) à usage de résidence principale.
  • Respecter une durée minimale de location de 6, 9 ou 12 ans, au choix du propriétaire.
  • Appliquer certains plafonds de loyer et de ressources du locataire

Quelle réduction d’impôt pouvez-vous obtenir ?

Le taux de réduction dépend de la durée de votre engagement locatif : la réduction d’impôt augmente avec la durée de l’engagement de location :

  • Engagement de 6 ans = réduction d’impôt de 12% du prix de revient du logement
  • Engagement de 9 ans = réduction d’impôt de 18% du prix de revient du logement
  • Engagement de 12 ans = réduction d’impôt de 21% du prix de revient du logement

A noter : La réduction est calculée selon un double plafond d’investissement de 300 000 € et de 5500 €/m². Elle est également prise en compte dans le calcul du plafonnement global des niches fiscales de 10 000 €/an.

Un exemple concret

Les illustrations pratiques sont proposées à titre d’illustration et ne constituent pas une recommandation ni un conseil.

Exemple donné à titre indicatif. La réduction d’impôt varie selon les montants investis, la durée de l’engagement, et les plafonds réglementaires.
Le loyer dépend de la zone géographique et des plafonds en vigueur. Les loyers indiqués ci-dessous, ne constituent pas des engagements contractuels d’Advenis Gestion Privée qui ne garantit pas de loyers minimums.

Hypothèse d’investissement :

Lot T2 de 33,3 m² + 4,9m² terrasse + parking

Prix foncier avec parking : 48 801 €

Quote part travaux (via une ASL) : 125 409 €

Prix de revient total : 174 210 €

Réduction d’impôt sur 12 ans : 36 584 €

Loyer potentiel plafonné : 406 €/mois

Vous souhaitez en savoir plus ?

Contactez dès maintenant votre conseiller pour :

  • Vérifier l’éligibilité de votre projet au dispositif fiscal,
  • Estimer votre réduction d’impôt potentielle,
  • Obtenir un accompagnement personnalisé dans la réalisation de votre investissement locatif avec la loi Denormandie.

Immobilier locatif : pourquoi 2025 est un moment charnière ?

Alors que la situation économique reste mouvante, le marché immobilier résidentiel locatif s’impose à nouveau comme un levier patrimonial stratégique.

Découvrez les tendances et les facteurs clés à surveiller pour mieux comprendre le marché et réussir vos investissements.

Des taux de crédit à la baisse : un levier à ne pas négliger

Bonne nouvelle pour les investisseurs : après deux années de hausse continue, les taux d’emprunt immobilier entament une baisse.
Depuis fin 2023, les taux moyens se détendent, redonnant du souffle aux acheteurs. Dans le même temps, la production de crédits repart à la hausse, signe d’un retour progressif de la confiance bancaire.

► Résultat : des conditions de financement plus favorables, notamment pour les investisseurs solvables, capables de monter des projets solides.

Un contexte de pénurie immobilière

La France fait face à un déficit structurel de logements, estimé entre 370 000 et 518 000 par an d’ici 2040 (Source : Cour des comptes / Union sociale pour l’habitat). Les promoteurs ne parviennent pas à répondre à la demande, particulièrement dans les zones tendues, ce qui maintient une forte pression sur le marché locatif.

Des loyers en hausse

Conséquence directe de cette tension : Malgré le plafonnement des loyers mis en place dans certaines villes, les loyers ont augmenté de 3,3 % par rapport à 2023, selon l’Observatoire LocService — un rythme supérieur à l’inflation (+1,3 %).

► Cette dynamique peut contribuer à améliorer la rentabilité locative des biens.

Un marché de plus en plus sélectif

Avec l’entrée en vigueur progressive des nouvelles normes environnementales (DPE, interdiction de mise en location des passoires thermiques), le marché se réorganise :

  • Les biens bien classés énergétiquement tirent leur épingle du jeu ;
  • Les logements énergivores voient leur attractivité et leur valeur chuter ;
  • En ciblant un bien performant ou rénové, vous anticipez les exigences de demain tout en sécurisant davantage la rentabilité potentielle de votre investissement.

Comment réussir son investissement immobilier locatif en 2025 ?

L’immobilier locatif reste l’un des placements les plus efficaces pour construire un patrimoine, à condition d’être bien accompagné.

L’investissement immobilier locatif en 2025, nos conseils pour votre investissement :

Définissez des objectifs clairs 

Pourquoi investissez-vous ?

  • Préparer votre retraite
  • Percevoir un revenu complémentaire
  • Transmettre à vos enfants
  • Maîtriser votre pression fiscale

► Chaque objectif oriente différemment votre projet (durée de détention, localisation, fiscalité…).

Privilégiez les financements bancaires à taux fixes * :

Un crédit à taux fixe vous permet :

  • de limiter l’apport initial ;
  • de bénéficier d’un effet de levier ;
  • de figer vos mensualités dans le temps, tandis que les loyers peuvent être revalorisés.

De plus, selon le dispositif fiscal choisis, une partie de vos échéances de prêt peut être supportée par votre locataire.

* Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Pensez long terme 

L’investissement immobilier se conçoit sur une période de long terme, afin d’« amortir » les frais inhérents à l’acquisition et de bénéficier pleinement du cycle complet de l’immobilier et de ses perspectives de valorisation.

Sélectionnez avec soin le dispositif fiscal

De nombreux dispositifs permettent de maîtriser votre fiscalité, mais tous ne conviennent pas à toutes les situations. Votre conseiller pourra vous orienter * en fonction de votre situation personnelle en analysant vos objectifs, revenus, et patrimoine.

* L’avis de votre conseiller ne saurait constituer une recommandation fiscale personnalisée et ne se substitue pas à une consultation fiscale personnalisée.

Projet de Loi de Finances pour 2025 : quelles sont les principales mesures fiscales pour les particuliers ?

Projet de Loi de Finances pour 2025 : Quelles sont les principales mesures fiscales pour les particuliers ?

Le Projet de Loi de Finances pour 2025 (PLF 2025) introduit plusieurs propositions fiscales visant les ménages pour équilibrer les finances publiques.

Voici un aperçu des principales mesures fiscales envisagées par le gouvernement

  • Indexation du barème de l’impôt sur le revenu

Pour compenser l’inflation, le barème de l’impôt sur le revenu serait revalorisé de 2 % en 2024. Cela permettrait d’éviter une hausse d’impôt pour les contribuables à revenu constant. En ajustant les tranches d’imposition en fonction de l’inflation, cette mesure maintient le pouvoir d’achat des ménages, en particulier dans un contexte où la hausse des prix pèse sur les finances des foyers.

  • Contribution différentielle sur les hauts revenus

Le gouvernement envisage de mettre en place une imposition minimale de 20 % pour les foyers à très hauts revenus. Cette contribution concernerait les contribuables célibataires ayant des revenus annuels supérieurs à 250 000 € ainsi que les couples ayant des revenus supérieurs à 500 000 €. Si le taux moyen d’imposition est inférieur à 20 %, une contribution supplémentaire viendrait combler l’écart. L’objectif est de renforcer la progressivité de l’impôt et d’accroître la contribution des ménages les plus aisés au redressement des finances publiques.

  • Réforme pour les Loueurs en Meublé Non Professionnels (LMNP)

Les amortissements réalisés par les loueurs en meublé non professionnels (LMNP) pourraient être déduits du prix d’acquisition retenu pour le calcul de la plus-value immobilière en cas de revente. Cela augmenterait le montant de la plus-value et diminuerait en partie l’avantage fiscal actuellement offert aux LMNP, bien qu’ils continueraient de bénéficier du régime des plus-values des particuliers avec des abattements en fonction de la durée de détention.

À noter : cette mesure ne s’appliquerait pas aux loueurs en meublés non professionnels bénéficiant du régime micro BIC.

  • Prolongation de l’abattement pour les dirigeants partant en retraite

Le gouvernement propose de prolonger jusqu’en 2031 l’abattement fixe de 500 000 € applicable aux plus-values de cession pour les dirigeants partant à la retraite. Cette mesure, initialement prévue jusqu’en 2024, permet de réduire l’imposition lors de la vente des parts sociales, offrant aux dirigeants un cadre plus favorable pour organiser leur transition vers la retraite.

Ces mesures sont encore en discussion et pourraient être modifiées par des amendements lors des débats parlementaires. Il est donc essentiel de suivre leur évolution jusqu’à leur adoption finale prévue en décembre.

Investissement locatif : prorogation en 2024 de la loi Malraux dans les quartiers anciens dégradés

Investissement locatif : prorogation en 2024 de la loi Malraux dans les quartiers anciens dégradés

Les avantages fiscaux déclinés dans cet article sont souvent proposés en contrepartie d’une durée minimum de détention et d’un risque de perte en capital. Ils dépendent des dispositions fiscales en vigueur, susceptibles d’évolution, et du respect de certaines conditions. Chaque investisseur doit tenir compte de sa situation personnelle et ne pas avoir la fiscalité pour unique motivation.

La loi Malraux, c’est quoi ?

La loi Malraux se présente comme un dispositif fiscal stimulant la rénovation du patrimoine immobilier historique de la France. Elle cible spécifiquement les biens situés dans des zones protégées et réglementées pour leur valeur historique et culturelle.

En mettant l’accent sur ces zones, le dispositif favorise la conservation du patrimoine urbain et le maintien de l’esthétique architecturale tout en faisant bénéficier l’investisseur d’avantages fiscaux.

Concrètement, comment ça marche ?

La loi Malraux encourage la restauration et la préservation du patrimoine architectural en octroyant des avantages fiscaux aux propriétaires qui entreprennent des travaux de rénovation dans des zones urbaines protégées. En vertu de cette loi, les propriétaires peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu, calculée sur une partie des dépenses engagées pour la restauration d’un immeuble ancien situé dans une zone éligible.

Le dispositif Malraux applicable aux quartiers anciens dégradés est prorogé en 2024.

Points clés à retenir sur la loi Malraux :  

  1. Le dispositif Malraux donne droit à une réduction d’impôt calculée sur le montant des travaux de restauration entrepris par le contribuable :
    • 30 % des dépenses supportées pour les immeubles situés dans le périmètre d’un SPR (site patrimonial remarquable), dans un quartier ancien dégradé ou dans un quartier présentant une concentration élevée d’habitat ancien dégradé.
    • 22 % des dépenses supportées pour les immeubles situés dans le périmètre d’un SPR approuvé ou dans le cadre d’une opération de restauration déclarée d’utilité publique.
  2. Plafond applicable au montant des travaux : 400 000 €.
  3. Réduction d’impôt possible sur 4 années consécutives.
  4. Le propriétaire doit prendre l’engagement de louer l’immeuble pendant 9 ans (interdiction de louer à un membre de sa famille).
  5. Le dispositif Malraux est exclu du plafonnement des niches fiscales.

La prorogation du dispositif Malraux applicable aux quartiers anciens dégradés jusqu’en 2024 souligne l’importance continue de cette mesure pour encourager l’investissement dans la préservation du patrimoine architectural.