jeanbrun immobilier renovation investissement

Dispositif Jeanbrun 2026 : le nouveau statut du bailleur privé pour investir dans l’immobilier locatif

La loi de finances pour 2026 lance un tout nouveau dispositif immobilier : le dispositif Jeanbrun, aussi appelé « statut du bailleur privé » ou « Relance Logement ». Conçu pour encourager l’investissement dans les logements destinés à la location abordable, il offre un mécanisme d’amortissement fiscal inédit. Voici ce qu’il faut comprendre avant de vous lancer. 

Pourquoi investir dans l’immobilier locatif avec le dispositif Jeanbrun ? 

Investir dans la pierre reste l’une des stratégies patrimoniales les plus solides pour se constituer un revenu complémentaire, préparer sa retraite ou transmettre un capital à ses proches. Le dispositif Jeanbrun s’inscrit dans cette logique en y ajoutant une dimension sociale forte : en échange d’une location à loyer encadré, vous bénéficiez d’un avantage fiscal* sous forme d’amortissement de votre bien. 

Le principe : vous achetez un logement neuf ou à rénover, vous le louez à un loyer « abordable » pendant au moins 9 ans, et en contrepartie, vous pouvez amortir jusqu’à 80 % de votre investissement sur votre revenu foncier. Plus votre tranche d’imposition est élevée, plus l’avantage fiscal augmente. 

Quels biens sont éligibles au dispositif Jeanbrun ? 

Tous les investissements immobiliers ne sont pas concernés. Pour bénéficier du statut de bailleur privé, votre acquisition doit respecter plusieurs conditions cumulatives. 

Les critères liés au bien 

  • Le bien doit être situé dans un immeuble collectif (les maisons individuelles sont exclues) ; 
  • Il doit être acquis neuf, en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement) ou construit par le contribuable ; 
  • Ou il s’agit d’un bien ancien pour lequel les travaux de réhabilitation représentent au moins 30 % du prix d’achat ; 
  • Possibilité d’acquérir par l’intermédiaire d’une société à l’IR ; 
  • Dispositif ouvert aux non-résidents   
  • L’acquisition doit être réalisée entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028

Les conditions de location 

Pour valider votre engagement de bailleur privé, vous devez respecter les règles suivantes : 

  • le bien est affecté à la résidence principale du locataire ; 
  • la location prend effet dans les 12 mois de la date d’achèvement du bien ; 
  • l’engagement de location est de 9 ans minimum.  
  • le logement est loué nu ; 
  • le locataire n’appartient pas au foyer fiscal ni à un parent ou un allié jusqu’au deuxième degré inclus du contribuable  
  • le loyer et les ressources du locataires sont plafonnés (selon la localisation et le type de location) : 
  • location intermédiaire : plafonds Pinel 
  • location sociale : plafonds Loc’avantages 2 
  • location très sociale : plafonds Loc’avantages 3 

Combien pouvez-vous amortir et pendant combien de temps ? 

C’est le cœur du dispositif. L’amortissement est calculé sur 80 % du prix d’acquisition net de frais pour un bien neuf, et sur 80 % du prix d’acquisition + 100 % des travaux pour un bien ancien réhabilité. Les frais de notaire, droits de mutation et commissions d’intermédiaires sont exclus de la base de calcul. 

Des taux d’amortissement selon le niveau de loyer pratiqué 

Le taux annuel d’amortissement — et donc l’avantage fiscal — varie selon que vous optez pour une location intermédiaire, sociale ou très sociale : 

 Biens neufs Biens anciens avec travaux 
Taux d’amortissement 
Location intermédiaire 3,5%/an dans la limite de 8 000 €/an 3%/an dans la limite de 8 000 €/an 
Location sociale 4,5%/an dans la limite de 10 000 €/an 3,5%/an dans la limite de 10 000 €/an 
Location très sociale 5,5%/an dans la limite de 12 000 €/an 4%/an dans la limite de 12 000 €/an 
Durée maximale d’amortissement 
Location intermédiaire 28 ans environ 33 ans environ 
Location sociale 22 ans environ 28 ans environ 
Location très sociale 18 ans environ 25 ans environ 
Montant de l’investissement « cible » pour ne pas dépasser les plafonds 
Location intermédiaire 285 K € environ Fonction du ratio foncier/travaux 
Location sociale 277 K € environ 
Location très sociale 272 K € environ 

Plus le loyer pratiqué est bas, plus le taux d’amortissement est élevé. Un choix à mettre en balance avec le rendement locatif attendu. 

À noter : la période d’amortissement n’est pas limitée à la durée d’engagement de 9 ans. Votre bien peut continuer à être amorti tant qu’il génère des revenus locatifs imposables, dans la limite du plafond global de 80 % du prix d’acquisition. 

Un avantage hors plafonnement des niches fiscales 

C’est l’un des points forts du dispositif Jeanbrun : l’amortissement n’entre pas dans le calcul du plafonnement global des niches fiscales, fixé à 10 000 € par an pour la plupart des contribuables. Cela signifie que vous pouvez cumuler cet avantage avec d’autres dispositifs fiscaux sans craindre d’atteindre ce plafond. 

En revanche, le dispositif n’est pas cumulable avec les réductions d’impôt Girardin, Malraux ou Monuments Historiques, ni avec la déduction des dépenses de travaux au titre des revenus fonciers classiques. 

Un point de vigilance : la revente du bien 

Avant d’investir, il est essentiel d’anticiper l’impact fiscal à la revente. Les amortissements que vous avez déduits viennent minorer votre prix d’acquisition, ce qui augmente mécaniquement la plus-value imposable au moment de la cession. Les abattements pour durée de détention s’appliquent ensuite normalement, mais cet effet doit être intégré dans votre stratégie patrimoniale globale. 

Ce dispositif est-il fait pour vous ? 

Le dispositif Jeanbrun s’adresse à des investisseurs souhaitant se constituer un patrimoine immobilier tout en contribuant à l’offre de logements abordables. Il est particulièrement intéressant pour les contribuables fortement imposés, qui bénéficieront d’un effet de levier fiscal maximal*. 

loi de finances 2026 réglementation mesures

Loi de Finances 2026 : quelles sont les principales mesures fiscales ? 

Le projet de Loi de Finances pour 2026 a été adopté le 2 février 2026 après le rejet des motions de censure. Le texte est désormais en attente d’examen par le Conseil Constitutionnel avant sa promulgation définitive. On fait le point sur les principales mesures fiscales. 

Le point sur la procédure d’adoption 

Le texte a franchi plusieurs étapes clés mais n’est pas encore définitivement en vigueur. Voici où en est la procédure. 

  • Le Gouvernement a engagé sa responsabilité pour faire adopter le projet de loi de finances pour 2026 
  • Les motions de censure ont été rejetées le 02/02/2026, entraînant de facto l’adoption du texte 
  • Prochaines étapes : examen par le Conseil Constitutionnel, puis promulgation de la loi 

Les principales mesures contenues dans le texte 

Le projet de loi de finances 2026 comporte de nombreuses dispositions fiscales. Impôt sur le revenu, épargne retraite, immobilier locatif, transmission d’entreprise, holdings patrimoniales… Plusieurs domaines sont concernés.  

  • Revalorisation des tranches du barème de l’IR de 0,9 % 
  • Fin de la déductibilité des versements réalisés sur un PER après les 70 ans du souscripteur 
  • Suppression de la réduction d’impôt de 25 % pour investissement dans un FCPI classique (maintien des avantages pour les FIP Corse) 
  • Création du statut de « bailleur privé » ouvrant droit à la déduction d’un amortissement pour le calcul des revenus fonciers (location nue), sous conditions d’une mise en location « abordable » durant 9 ans minimum 
  • Prorogation du doublement du déficit foncier à 21 400 € pour les propriétaires bailleurs réalisant certains travaux de rénovation énergétique 
  • Création d’une taxe de 20 % sur les holdings qui disposent de revenus « passifs » significatifs et d’un actif supérieur à 5 millions d’euros, calculée sur les actifs somptuaires non affectés à l’activité opérationnelle 
  • Prorogation et aménagement du calcul de la CDHR (contribution différentielle sur les hauts revenus), notamment en présence de revenus exceptionnels 
  • Durcissement du dispositif de report d’imposition prévu par l’article 150-0 B ter du CGI dans le cadre d’un apport-cession 
  • Durcissement des conditions d’accès au régime Dutreil pour les transmissions de sociétés et d’entreprises individuelles 
  • Aménagement de la réforme des management packages, notamment quant au sort des titres inscrits sur un PEA 
  • Fin de l’irrévocabilité de l’option pour le barème progressif de l’IR en lieu et place du PFU 
  • Majoration de 10 % à 40 % de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires en l’absence de dépôt de la déclaration d’occupation (GMBI) 

Tout au long des prochaines semaines, nos experts reviendront plus en détail sur les mesures qui concernent directement vos projets patrimoniaux. En attendant, votre conseiller reste à votre disposition pour échanger sur ces évolutions et leurs impacts sur votre situation. 

epargne 2026 nouveaux taux per livret a

Épargne réglementée 2026 : ce qui change pour votre Livret A et votre PEL

Comme chaque année, les taux de l’épargne réglementée évoluent. En 2026, deux changements sont à retenir : le taux du Livret A baisse au 1er février, tandis que les PEL ouverts cette année bénéficient d’une rémunération revue légèrement à la hausse. Et une nouvelle règle de clôture automatique entre en vigueur pour les PEL. On fait le point ensemble dans cet article.

PEL 2026 : un taux de rémunération en légère hausse

Si vous envisagez d’ouvrir un Plan Épargne Logement cette année, depuis le 1er janvier 2026, le taux de rémunération des nouveaux PEL est passé à 2 %, contre 1,75 % pour ceux ouverts en 2025.

Ce qu’il faut retenir sur le PEL

Le PEL possède une particularité importante : son taux est fixé définitivement au moment de l’ouverture. Autrement dit, si vous ouvrez votre PEL en 2026, vous bénéficierez du taux de 2 % pendant toute la durée de vie de votre plan, quelles que soient les évolutions futures.

Quelques caractéristiques à garder en tête :

  • Durée minimale : 4 ans (prorogeable jusqu’à 10 ans)
  • Plafond de versement : 61 200 €
  • Fiscalité : soumis à la flat tax de 31,4 %, soit un taux net de 1,37 %

Attention : clôture automatique des PEL de plus de 15 ans

Nouveauté importante à partir de mars 2026 : les PEL ayant dépassé 15 ans seront automatiquement clôturés. Seule exception : les plans ouverts avant le 1er mars 2011, qui peuvent être conservés sans limite de durée.

Livret A : le taux baisse à 1,5 % en février 2026

À compter du 1er février 2026, le taux du Livret A passe à 1,5 %. Une baisse significative quand on se souvient qu’il était encore à 2,4 % début 2025, puis à 1,7 % depuis août 2025.

Cette évolution impacte également d’autres livrets réglementés indexés sur le Livret A, comme le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) ou le Livret Bleu.

Tableau comparatif des taux d’épargne réglementée en 2026

Pour y voir plus clair, voici un récapitulatif des différents placements réglementés et de leur rémunération actuelle :

Produit d’épargneTaux brutTaux net (après flat tax)Plafond
Livret A1,5 %1,5 % (exonéré)22 950 €
Livret Bleu1,5 %1,5 % (exonéré)22 950 €
LDDS1,5 %1,5 % (exonéré)12 000 €
Livret Jeune1,5 % minimum1,5 % minimum (exonéré)1 600 €
LEP2,5 %2,5 % (exonéré)10 000 €
CEL1 %0,69 %15 300 €
PEL (ouvert en 2026)2 %1,37 %61 200 €

Investissez dans l’immobilier locatif et réduisez vos impôts grâce au dispositif Denormandie

Moins médiatisé que la loi Pinel, le dispositif Denormandie offre pourtant une opportunité fiscale tout aussi intéressante : jusqu’à 63 000 € de réduction d’impôt* pour les investisseurs souhaitant rénover des logements anciens dans des centres-villes en besoin de revitalisation.

En vigueur depuis le 28 mars 2019 et prolongé jusqu’au 31 décembre 2027, ce dispositif incite à l’investissement locatif dans l’immobilier ancien, avec à la clé une réduction d’impôt significative.

Conditions pour bénéficier du dispositif Denormandie

Pour être éligible, l’investissement doit répondre à trois critères essentiels :

  • Porter sur un logement ancien nécessitant des travaux de rénovation ou une transformation en usage d’habitation ;
  • Être situé dans l’une des 245 villes éligibles (définies par décret) ;
  • Comprendre des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l’opération (achat + travaux).

Engagements du propriétaire bailleur

En contrepartie de la réduction d’impôt, l’investisseur s’engage à :

  • Louer le bien nu (non meublé) à usage de résidence principale.
  • Respecter une durée minimale de location de 6, 9 ou 12 ans, au choix du propriétaire.
  • Appliquer certains plafonds de loyer et de ressources du locataire

Quelle réduction d’impôt pouvez-vous obtenir ?

Le taux de réduction dépend de la durée de votre engagement locatif : la réduction d’impôt augmente avec la durée de l’engagement de location :

  • Engagement de 6 ans = réduction d’impôt de 12% du prix de revient du logement
  • Engagement de 9 ans = réduction d’impôt de 18% du prix de revient du logement
  • Engagement de 12 ans = réduction d’impôt de 21% du prix de revient du logement

A noter : La réduction est calculée selon un double plafond d’investissement de 300 000 € et de 5500 €/m². Elle est également prise en compte dans le calcul du plafonnement global des niches fiscales de 10 000 €/an.

Un exemple concret

Les illustrations pratiques sont proposées à titre d’illustration et ne constituent pas une recommandation ni un conseil.

Exemple donné à titre indicatif. La réduction d’impôt varie selon les montants investis, la durée de l’engagement, et les plafonds réglementaires.
Le loyer dépend de la zone géographique et des plafonds en vigueur. Les loyers indiqués ci-dessous, ne constituent pas des engagements contractuels d’Advenis Gestion Privée qui ne garantit pas de loyers minimums.

Hypothèse d’investissement :

Lot T2 de 33,3 m² + 4,9m² terrasse + parking

Prix foncier avec parking : 48 801 €

Quote part travaux (via une ASL) : 125 409 €

Prix de revient total : 174 210 €

Réduction d’impôt sur 12 ans : 36 584 €

Loyer potentiel plafonné : 406 €/mois

Vous souhaitez en savoir plus ?

Contactez dès maintenant votre conseiller pour :

  • Vérifier l’éligibilité de votre projet au dispositif fiscal,
  • Estimer votre réduction d’impôt potentielle,
  • Obtenir un accompagnement personnalisé dans la réalisation de votre investissement locatif avec la loi Denormandie.

Comment réussir son investissement immobilier locatif en 2025 ?

L’immobilier locatif reste l’un des placements les plus efficaces pour construire un patrimoine, à condition d’être bien accompagné.

L’investissement immobilier locatif en 2025, nos conseils pour votre investissement :

Définissez des objectifs clairs 

Pourquoi investissez-vous ?

  • Préparer votre retraite
  • Percevoir un revenu complémentaire
  • Transmettre à vos enfants
  • Maîtriser votre pression fiscale

► Chaque objectif oriente différemment votre projet (durée de détention, localisation, fiscalité…).

Privilégiez les financements bancaires à taux fixes * :

Un crédit à taux fixe vous permet :

  • de limiter l’apport initial ;
  • de bénéficier d’un effet de levier ;
  • de figer vos mensualités dans le temps, tandis que les loyers peuvent être revalorisés.

De plus, selon le dispositif fiscal choisis, une partie de vos échéances de prêt peut être supportée par votre locataire.

* Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Pensez long terme 

L’investissement immobilier se conçoit sur une période de long terme, afin d’« amortir » les frais inhérents à l’acquisition et de bénéficier pleinement du cycle complet de l’immobilier et de ses perspectives de valorisation.

Sélectionnez avec soin le dispositif fiscal

De nombreux dispositifs permettent de maîtriser votre fiscalité, mais tous ne conviennent pas à toutes les situations. Votre conseiller pourra vous orienter * en fonction de votre situation personnelle en analysant vos objectifs, revenus, et patrimoine.

* L’avis de votre conseiller ne saurait constituer une recommandation fiscale personnalisée et ne se substitue pas à une consultation fiscale personnalisée.

Combien pouvez-vous accumuler à 65 ans avec une épargne de 200 €/mois ?

Anticipez votre retraite dès aujourd’hui et maximisez votre capital !

La préparation de votre retraite fait partie de vos préoccupations ? Plus vous commencez tôt, plus vous bénéficiez de l’effet puissant des intérêts composés. Découvrez combien vous pourriez obtenir en épargnant 200 € tous les mois jusqu’à vos 65 ans !

Quel capital potentiel obtenir à 65 ans avec une épargne programmée de 200 €/mois en fonction de votre âge ?

En investissant 200 €/mois avec un rendement annuel de 4,5 % capitalisé, voici le capital que vous pourriez atteindre en fonction de votre âge de départ :

  • Illustration d’investissement progressif : 200 €/mois avec 4,5 % d’intérêts capitalisés par an :

60 ans

12 000 €

13 130 €

55 ans

24 000 €

29 492 €

50 ans

36 000 €

49 882 €

45 ans

48 000 €

75 291 €

40 ans

60 000 €

106 957 €

35 ans

72 000 €

146 417 €

30 ans

84 000 €

195 592 €

Les illustrations pratiques sont proposées à titre d’illustration et ne constituent pas une recommandation ni un conseil.

Le meilleur moment pour commencer à capitaliser ? C’était hier. Le deuxième meilleur moment ? C’est aujourd’hui.

Chaque année compte : plus tôt vous épargnez, plus votre capital grossit grâce aux intérêts composés.

Prenez rendez-vous dès maintenant avec un conseiller pour mettre en place votre stratégie d’épargne.